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Retour sur 4 jours de salon

Salon des tendances créatives de Toulouse 2019

Lorsque j’ai vu passer dans mes mails cette proposition d’animer des ateliers durant les 4 jours du salon, plus d’avoir de la visibilité dans le Corner Toulousain tenu et créé par Au boulot Cocotte et Lovelybulle. Ni une, ni deux : je me suis inscrite.
Une rentrée d’argent pour la scénographie d’un mariage, m’a permis d’avancer les frais sans toucher à ma trésorerie. Car oui, cela fait parti des questions nécessaires à se poser avant de se lancer dans un tel projet.

Qu’est-ce que je propose comme ateliers ?
Qu’est-ce qui sera représentatif des ateliers de La Nabelle ?
De quel matériel je dispose déjà ?
Dans quel matériel j’investi ?
Est-ce que je garde les mêmes prix ou est-ce que je propose plus cher ?
étant donnée la commission 

Toutes ces questions m’ont permis de cadrer mon intervention sur le salon et de m’organiser en amont.

salon Toulouse

TRANSMISSION DE SAVOIR

Car il me semble important de réfléchir mes ateliers en terme de transmission de savoir.
J’ai opté pour 3 ateliers basés sur la réutilisation du papier de livre :
guirlande en origami, guirlande lumineuse en origami et bouquet de fleurs en papier. J’avais déjà le matériel nécessaire et à part l’achat de pistolets à colle (qui est un investissement pour mes ateliers en général) et des guirlandes lumineuses, cela me paraissait correct. De plus, j’ai commencé avec le papier, et cela reste un de mes matériaux favoris. 
Qu’est ce que je sais faire avec tel ou tel matériau ?
Comment je peux le transmettre simplement ?
Comment donner envie aux gens de le faire à leur tour ?

J’ai aussi choisi de garder mes prix. Encore une fois, pratiquer de petits prix pour les ateliers DIY, cela me parait important, et cela fait parti de mes choix de fonctionnement.

Les ateliers au salon

Puisque je gardais des prix abordables, j’ai par contre choisi de réduire mes temps d’intervention. Et j’ai eu à animer des ateliers d’une heure ou d’une heure et demie. J’ai réduit aussi mes exigences, j’ai proposé des choses moins complexes à réaliser, et je me suis adaptée aux compétences de chacune de mes participantes afin que toutes repartent avec un objet fini dont elles seraient fières. La salle dans laquelle les ateliers se déroulaient était une grande salle aux murs et aux sols noirs, pourvues de nombreuses tables rondes recouvertes de nappes dans les tons verts et bleus. Les décorations de l’équipe scénographie étaient vraiment belles et donnaient une ambiance créative au lieu. Nous avons eu une hôtesse pour prendre les réservations et s’occuper de renseigner les personnes et cela a été très appréciable. J’avais eu un certain nombre d’inscriptions, et beaucoup de personnes se sont inscrites sur place grâce au travail de l’hôtesse.

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CONSTAT

La première difficulté, c’est évidemment la différence entre nos projections et la réalité dans laquelle on arrive. J’avais demandé si j’avais besoin d’amener une rallonge, et on m’avait répondu que oui mais qu’il y aurait plusieurs points de raccordements dans la pièce. Alors il y avait effectivement deux points de raccordements mais suivant la table sur laquelle on était, il fallait une rallonge de 7 à 10 mètres. J’ai eu la chance d’avoir une collègue créatrice (merci Studio Madame) qui m’a prêtée sa rallonge pour mon deuxième atelier car la mienne manquait de longueur. Nous avons eu des difficultés face aux inscriptions aussi. Le fichier Drive partagé entre tous les intervenants ne s’était pas mis à jour partout, et pas toujours de la même manière. BREF, le premier jour on a fonctionné au papier et au stylo, avant que les choses rentrent dans l’ordre. Ce premier jour aura aussi été marqué par un véritable soucis de communication : les plannings d’ateliers n’avaient pas été affichés. Je peux vous dire qu’en tant qu’intervenante qui paye sa place pour proposer des ateliers, c’est la goutte d’eau qui peut faire déborder le vase. On pourra mettre cela sur le fait que c’était la première année que Tendances Créatives proposaient des ateliers sous cette forme. Néanmoins, il y a eu un vrai manquement au niveau de la communication des ateliers les premiers jours et certains intervenants en ont pâti. Je noterais aussi que mes premières participantes ont souhaité m’aider à ranger et sont reparties avec leur déchets dans leur sac, faute de poubelles sur place. Tout cela, je n’y avais pas pensé, et comme je suis très impactée par le tract, cela m’a demandé une gestion émotionnelle à laquelle je ne m’attendais pas. C’était l’occasion rêvée pour se découvrir et en apprendre plus sur soi .

Les participantes

Oui des participantes : je n’ai été entourée que de femmes ! C’était la première fois que j’avais autant de participantes (parfois 6 en même temps) et de profils variés. Des férues d’activités manuelles, des amatrices d’origami, des maniaques, des novices, des inquiètes, des timides, des expansives, des curieuses, des peu sûres d’elles. Elles étaient toutes là !

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DYNAMIQUE DE GROUPE

Malgré un temps imparti, il était nécessaire de prendre un temps d’observation de chacune, de s’adapter et de créer une dynamique de groupe et d’entraide entre elles pour les gros ateliers. Je voulais donner cette ambiance que j’ai dans mon atelier où l’on prend du temps pour soi et où l’on crée à son rythme. Il était important qu’elles ne soient pas limitées par le temps et qu’elles aient chacune l’occasion de développer leur créativité. L’humour est un formidable atout dans ces ateliers-là. Il permet de mettre les gens à l’aise, de leur montrer qu’on peut se lâcher et il m’a beaucoup aidé à désamorcer les moments « d’école » qui remontent. On en parle de ces moments-là ? Le nombre de personnes qui stressent : « j’y arrive pas », « je suis nulle », « j’y arriverai jamais », « je vais avoir une mauvaise note ». Même en rigolant, toutes ces petites phrases qui nous semblent anodines, viennent pour beaucoup de l’école et de l’injonction de « faire bien ». Expliquer aux participantes qu’ici on va se tromper, déchirer, recommencer, et apprendre tout simplement, est obligatoire. Je pose ces bases-ci en début de chaque atelier et je reprends avec chacune d’entre elle – tout le long – pour créer une parenthèse créative dans laquelle il y ait un moment pour soi et non pas un moment de jugement de soi. Les agréables retours de chacune m’ont permis de voir que cet objectif avait été atteint ! Il est intéressant d’observer ce moment chez l’autre où il ose enfin se lâcher et « créer » rien que pour lui.

DES RENCONTRES

Le Salon c’est aussi les temps entre les ateliers. Les temps où l’on rencontre les personnes qui sont dans une démarche créatives. Douceur, bienveillance, dynamisme et échanges ont été les maîtres de mots de ces rencontres.

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DES ÉCHANGES

Passée 4 jours à être entourée de créatrices, d’entrepreneures, d’artisan.e.s, d’artistes, a été d’une extrême richesse. Les échanges avec chacun.e sur nos modes de vie respectifs, nos peurs et nos appréhensions, nos démarches pour faire fonctionner nos entreprises, etc. Tout ça m’a permis de prendre du recul et de repenser mon fonctionnement. La transmission d’expérience est nécessaire dans ces métiers où l’on se crée de A à Z. Le salon, c’est l’occasion d’approcher et d’être approchée par des partenaires, par des personnes avec qui on s’imagine collaborer. J’ai été agréablement surprise par l’esprit de solidarité et le principe de complémentarité : « une place pour chacun ». Mais pour que tout cela se fasse, il faut se mettre dans un certain état d’esprit. De mon côté, je n’avais pas de stand et pas d’endroit où poser mes affaires. Le nomadisme a cela de bon que l’on peut aller où on veut quand on veut. Cela m’a permis de m’incruster sur certains stands, de prendre le temps de découvrir les gens, de manger avec eux, … Bien sûr quand on veut échanger les contacts, les cartes de visite et les flyers sont des outils indispensables ! J’ai découvert que je savais plutôt bien pitcher ce que je faisais. Sur certains aspects pour lesquels j’étais hésitante, j’ai eu des oreilles attentives qui ont su m’écouter, m’aiguiller et me rassurer.

LE BILAN

Le métier que je me crée actuellement et un métier dans lequel on est amené à être souvent seul. Le partage avec d’autres auto-entrepreneure m’a vraiment permis de me rendre compte que mes difficultés étaient les mêmes pour chacun.e et que rien n’était insurmontable. Le bilan de ces 4 jours ? À refaire l’an prochain évidemment ! J’en ressors lésivée, fatiguée, mais aussi pleine d’entrain, d’idées nouvelles et de projets communs. Que demander de plus ?

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Créativement,

Annabelle de La Nabelle